Un jeune écrivain Québécois

« Que notre joie demeure », le dernier livre de l’écrivain québécois Kevin Lambert, est en lice pour le prestigieux prix Goncourt 2023.

Le jeune auteur du Saguenay a appris mardi matin qu’il se retrouve sur la liste de la première sélection du prix littéraire. Kevin Lambert croit que son dernier roman a intéressé les gens pour les questions éminemment politiques qu’il aborde, mais il est heureux que cette nomination reconnaisse également son style d’écriture.

Avec un regard d’anthropologue, Kevin Lambert compose un roman aussi fluide qu’échevelé, faisant à point nommé écho à la crise du logement qui sévit à Montréal.( ce qui lui a valu une querelle publique avec le premier ministre François Legault) En effet il met en scène Céline Wachowski, 70 ans, une architecte montréalaise à la renommée internationale. Mais le dévoilement du Complexe Webuy, premier projet public que le cabinet C/W réalise à Montréal, fait scandale. certains accusent la femme d’affaires milliardaire de détruire le tissu social de la métropole québécoise. De par son sujet, l’architecture, le roman a nécessité une recherche importante, faite de lectures et de rencontres avec des architectes. « L’architecture, c’était une porte d’entrée pour pouvoir écrire sur un personnage de milliardaire […] ses positions sur l’architecture ne sont d’ailleurs pas si loin des miennes, précise l’auteur. Je suis convaincu que l’organisation de l’espace influence notre subjectivité.» De la même façon que la littérature peut nous changer, Kevin Lambert assure avoir été changé par sa lecture de Proust, et À la recherche du temps perdu qui constitue un peu le coeur invisible de son troisième roman.Souhaitons bonne chance à Kevin Lambert qui bien que figurant sur la première liste des prétendants au Goncourt , doit passer encore bien des épreuves avant le résultat final.

C’est au restaurant Le Drouant, situé Place Gaillon dans le 2ème arrondissement de Paris, que le Prix Goncourt 2023 sera remis, comme chaque année au mois de novembre. La date prévue est le 7 novembre 2023!

—————————————–

« Que notre joie demeure » Kevin Lambert, Héliotrope, Montréal, 2022, 384 pages.En librairie le 7 septembre.

Sources

Louise Glück (2)

Il y a quelques jours, je vous avais parlé de Louise Glück, lauréate du prix Nobel de littérature en 2020. Je voudrais aujourd’hui vous faire découvrir (si vous ne l’avez pas encore lue) la poésie de cette auteure américaine, si éloignée et pourtant si proche de nous, lecteurs français passionnés de poésie. En effet, il ne s’agit pas d’une poésie où l’on exprime des sentiments subjectifs. Elle ne raconte pas les tribulations d’un moi, ni les rêveries de son auteure. Il s’agit plutôt d’une poésie simple, qui investit un espace. Car souvent, la poésie américaine n’est pas subjective mais spatiale.

Quelque chose
vient au monde sans y avoir été invité
provoquant le désordre, le désordre –
Si tu me hais tant,
ne t’embête pas à me donner
un nom : as-tu besoin
d’une autre insulte
dans ta langue, une autre
façon de blâmer
une tribu pour tout –
comme nous le savons tous les deux,
pour adorer
un seul dieu, on a besoin
d’un seul ennemi –
Je ne suis pas l’ennemi.
Seulement une ruse qui te permet de te détourner
de ce que tu vois en train de se passer
ici même, dans ce lit,
petit paradigme
de l’échec. Ici, presque chaque jour
l’une de tes précieuses fleurs
meurt et tu ne trouveras le repos
qu’après avoir assailli la raison, en d’autres termes :
tout ce qui reste, tout ce qui se sera
avéré plus robuste
que ta passion personnelle –
Ce n’était pas supposé
durer éternellement dans le monde réel.
Mais pourquoi l’admettre alors que tu peux continuer
à faire ce que tu as toujours fait,
le deuil et les reproches,
toujours les deux ensemble.
Je n’ai pas besoin de tes louanges
pour survivre. J’étais là en premier,
avant toi, avant
même que tu aies planté le jardin.
Et je serai là, alors qu’il ne restera que le soleil, la lune,
la mer et la grande prairie.
Je serai la prairie.

Traduction : Marie Olivier (Po&sie, 2014/3-4 (N° 49-150)

Louise Glück

L’autrice américaine Louise Glück est décédée le vendredi 13 octobre 2023 à l’âge de 80 ans, à Cambridge, dans le Massachusetts, des suites d’un cancer. Cette poétesse, qui avait reçu en 2020 le Prix Nobel de Littérature pour l’ensemble de son œuvre, peu connue et jamais traduite en France, a publié seize recueils entre 1968 et 2014 et obtenu le prix Pulitzer de poésie en 1993.

Pierre Assouline, écrivain français et membre de l’académie Goncourt, déplore sur Franceinfo l’absence d’un « vrai statut » pour la poésie en France. « Il y a de vrais poètes qui ont été glorifiés et consacrés par le Prix Nobel parce qu’en Suède et en Scandinavie, la poésie a un vrai statut », affirme Pierre Assouline. « C’est le cas aussi en Italie, où les poètes sont invités dans des grandes salles de 1 000 personnes pour lire leur poésie, c’est impensable en France », regrette le membre de l’académie Goncourt. « Malheureusement, dans l’exception culturelle française, il y a aussi cela ».

Je me suis livré à une petite étude sur la place de la femme, poétesse, française dans la littérature de notre pays. Je suis allé consulter la multitude de prix consacrés à cette activité et notamment les plus prestigieux comme le prix Goncourt et le prix Nobel.

Les résultats sont édifiants!

Pour ce qui concerne le prix Goncourt de la poésie (créé en 1985 et décerné chaque année par l’académie en marge du prix Goncourt), sur 34 lauréats seules 4 femmes ont été primées, soit un peu plus de 11 % ! (et deux Françaises, Andrée Chédid et Vénus Koury, (née au Liban); même disparité pour le Goncourt, qui a vu le jour en 1903 : à peine 10 % de femmes primées. Treize lauréates couronnées, dont les deux dernières furent Leïla Slimani (2006) et Brigitte Giraud (2022), sachant que de grandes écrivaines telles que Marguerite Yourcenar, Nathalie Sarraute, Hélène Bessette, Françoise Sagan ou Annie Ernaux n’ont jamais eu le Goncourt ! Et que dire de tous les autres événements ! À part le prix des lectrices d’Elle (52 % de femmes) et le Fémina (37 %), sur la dizaine de prix octroyés tous les ans, le pourcentage de femmes récompensées se situe en dessous des 32 % ! Le prix Nobel de littérature ne donne pas de meilleurs résultats ! Dix-sept femmes sur 119 lauréats (14 %), dont Louise Gluck et, quand même, notre Nobel nationale Annie Ernaut en 2022 ! D’aucuns diront que le millésime 2022 fait la part belle aux auteures françaises puisqu’elles se sont vu décerner le Goncourt (Brigitte Giraud) et le Nobel (Annie Ernaut).

Mais si depuis 2000, le nombre de femmes primées a bondi, des biais de genre persistent, et pour ma part, je constate qu’en littérature comme dans de nombreux domaines, la parité n’est pas encore pour aujourd’hui !

Sources: France Info; ActualiTTé

Écrivains en danger

Roberto Saviano, l’auteur de  Gomorra-Dans l’empire de la Camorra , traduit de l’italien par Vincent Raynaud, décrit un système de mafia renouvelé, composé d’hommes d’affaires habillés de costumes et qui investissent partout où il est possible de gagner de l’argent. Saviano a su attirer l’attention des lecteurs et lectrices du monde entier, mais aussi des gouvernements sur un phénomène qui, pourtant, n’avait rien de nouveau. « L’argent vient du crime, du trafic de drogues. Et ils [les mafieux] n’ont aucune limite : ils tuent, ils enfreignent la loi, tout en se salissant les mains le moins souvent possible. »

Depuis la sortie de son livre l’écrivain  est pourchassé par un ennemi insaisissable : la Mafia.

La traduction, tout comme l’écriture, est un métier particulier car elle se situe entre la transmission et la création, nécessitant « beaucoup de temps », comme nous l’explique Vincent Raynaud. Il nous dit également : « Par moment, il disparaît », faisant référence à l’auteur, et précise : « Il devient injoignable. » Malgré une relation privilégiée entre l’auteur et le traducteur, l’éditeur avoue ne pas savoir où vit Saviano.

Salman Rushdie a toujours écrit en tant qu’homme libre. Il est très rapidement devenu un auteur majeur, notamment célébré par le Booker Prize pour Les enfants de minuit (Éditions Stock, 1983, trad. Jean Guiloineau). Ce n’est qu’à la publication de ses Versets sataniques en 1988 (Bourgois, trad. A. Nasier) qu’il voit sa vie mise en danger. 

La tentative de meurtre de Salman Rushdie a horrifié le monde entier : alors qu’il allait s’exprimer en public, sur scène, le 12 août 2022, l’écrivain a été violemment agressé, poignardé à plusieurs reprises, notamment au cou, aux mains et à l’abdomen. L’auteur rescapé fait l’objet d’une fatwa, depuis 1989, pour son roman Les Versets sataniques.

Outre leur statut d’écrivains menacés en raison de leur expression en tant qu’hommes libres, ces deux auteurs partagent une attitude commune, rapporte le traducteur Vincent Raynaud (Prix Maurice-Betz 2022, pour l’ensemble de son travail de traduction). Ce sont deux figures qui se reflètent l’une dans l’autre. « Ils ne sont pas seulement des symboles : ils vivent dans une prison personnelle pour ce qu’ils ont fait, ce qui me semble profondément injuste. »

Rushdie et Saviano, entravés physiquement, se réfugient tous deux dans l’écriture. Décrits comme des « bêtes de travail » par Vincent Raynaud, ces deux auteurs ont chacun une actualité littéraire pour l’année 2023. Le traducteur nous annonce notamment le roman de Saviano à venir, intitulé Crie-le, qui rassemble des portraits de lanceurs d’alerte (Actes Sud).

Pour conclure, Vincent Raynaud offre de l’espoir : « Dans les deux cas, ils sont vivants, ils continuent à écrire, et c’est déjà beaucoup. »

Littérature aux toilettes : un cycle infini

Photo de cottonbro studio sur Pexels.com

Certains intellectuels aiment se vanter de n’acheter des livres qu’auprès d’éditeurs physiques bien établis, tandis qu’ils ne portent que peu d’attention aux éditeurs en ligne. Pourtant, il semble que ces derniers soient plus écologiques que leurs homologues traditionnels. Pourquoi ? Parce qu’ils produisent des livres uniquement sur demande, évitant ainsi le gaspillage.( bien que cette méthode ait un inconvénient majeur : les livres en ligne ne sont pas visibles en librairie). En revanche, la pression économique pousse les éditeurs traditionnels à être présents en librairie, a produire beaucoup de livres pour que ceux-ci soient exposés.D’ou une quantité plus ou moins importante d’invendus.

Une étude du Syndicat national de l’édition d’octobre 2021 indique que 13,2 % des livres, soit l’équivalent de 26 300 tonnes de papier, sont destinés à être détruits pour être recyclés en papier. Même si certains éditeurs affirment que la totalité de leurs ouvrages sont recyclés, cela ne change rien au fait qu’ils ont été produits et, puisqu’ils n’ont pas été vendus, se retrouvent transformés en déchets.

Pour des raisons purement esthétiques, on n’utilise pas le papier recyclé pour produire de nouveaux ouvrages, car les consommateurs n’apprécieraient pas ces pages moins blanches et moins lisses ! Alors que faire des livres invendus, et non lus ?

Eh bien, de la pâte à papier recyclée! Elle est réutilisée pour fabriquer des essuie-tout, du carton d’emballage ou, comme on pouvait s’y attendre, du papier toilette.

Et voilà comment on a trouvé la solution ultime pour vendre des livres invendus : les transformer en best-sellers du papier toilette ! Désormais, chaque passage au petit coin est une expérience littéraire inoubliable, et les lecteurs sont prêts à tout pour obtenir une suite captivante. Qui aurait pensé que les romans finiraient par prendre un tel chemin ?

La prochaine fois que vous utiliserez du papier toilette, n’oubliez pas de remercier un écrivain malheureux pour ce moment de lecture inoubliable !

Lovecfaft

Pour amorcer cette incursion dans « les mots et les nouvelles », je délaisse momentanément le maître incontesté, Guy de Maupassant, pour explorer la vie et l’œuvre de l’écrivain américain de renom, H.P. Lovecraft.

Cet auteur a su mettre en lumière, tout au long de sa carrière, l’insignifiance de l’humanité face aux puissances surnaturelles. Ne sommes-nous pas les témoins de ce drame à l’été récent, entre feux destructeurs, canicules étouffantes, sécheresse implacable et conflits apocalyptiques ?

Né en 1890 à Providence, Rhode Island, Lovecraft fascine autant par sa vie mystérieuse que par ses récits captivants. Enfermé en lui-même, il fut marqué par des deuils familiaux et des problèmes de santé qui nourrirent son imagination sombre. Luttant constamment contre la pauvreté, il trouva finalement son chemin en créant des mondes terrifiants.

H.P. Lovecraft, synonyme de terreur et de mystère, a laissé une empreinte littéraire inimitable dans le monde de l’horreur. Son mythe de Cthulhu, en particulier, dévoile des créatures inimaginables et des contrées inexplorées, envoûtant les lecteurs par leur atmosphère angoissante et leurs descriptions saisissantes.

Son décès en 1937 à l’âge de 46 ans n’a pas entravé la croissance de son héritage au fil des années. Il a influencé des auteurs, cinéastes et artistes du genre horrifique, transformant l’horreur en une expérience existentielle qui sonde les limites de la psyché humaine face à l’inconnu. Aujourd’hui encore, son influence persiste, faisant de lui un maître de l’horreur d’une fascination éternelle.

Alors, que vous découvriez ou redécouvriez son œuvre, je vous invite à plonger dans « L’Appel de Cthulhu », une porte vers l’incommensurable horreur!

Retrouvez-moi sur litterasphere.com

Laisser un commentaire

Une guerre dans la tête

Une guerre dans la tête

À tous les randonneurs, randonneuses et autres clubs de marche, ainsi qu’aux amoureux du grand air et des sentiers escarpés de nos chères Pyrénées, je recommande vivement un livre à lire absolument : « Une guerre dans la tête ».

« Marcher. Marcher. Un pied devant l’autre, marcher. Marcher comme une obsession. Rarement à plusieurs. Marcher comme une thérapie. »

L’auteur, Doug Peacock, est un naturaliste et écrivain américain, né en 1942 dans le Michigan. Après son retour de la guerre du Vietnam, c’est un homme brisé, hanté par les horreurs vécues en tant que Béret Vert, et socialement désorienté. Pour lui, il n’y plus de distinctions entre la vie et la mort. C’est alors que la marche est devenue sa bouée de sauvetage, le moyen de renouer avec son propre corps.

Il nous invite à travers un « recueil de textes-souvenirs » à cheminer dans son passé, dans les déserts ou dans les montagnes… Là où ses pas le mènent, on le suit. Il entamera une marche solitaire, une quête spirituelle, des déserts de l’Ouest américain aux plus hauts sommets de l’Himalaya sur des pistes à plus de 5000 mètres d’altitude, alors que sa santé est défaillante et qu’il voit poindre le bout du chemin.

Ami personnel de Jim Harrison et surtout d’Edward Abbey, l’homme qui a inspiré le personnage de Hayduke dans le « Gang de la clé à molette », Doug Peacock est également un expert mondial en matière d’ours grizzly. Il a prodigué ses conseils à Jean-Jacques Annaud lors du tournage de « L’Ours » en octobre 1988.

La randonnée dans des territoires vastes et préservés permet non seulement de renouer avec une forme de pureté, mais aussi d’ordonner ses pensées au rythme apaisant de la marche. Elle offre la possibilité de retrouver une paix intérieure que personne ne vient perturber, tout en s’imprégnant de la force inébranlable de la nature.

PS : Le livre de Doug Peacock est publié sous le titre « Une guerre dans la tête » aux Éditions Gallmeister, et sous le titre « Marcher vers l’horizon » aux Éditions Totem, dans la collection Poche Éditions Gallmeister.

Les Fantômes d’Istanbul

Les fantômes d’Istanbul » est le nouveau film de la réalisatrice turque Azra Deniz Okyay, connue mondialement pour le magnifique film « Mustang ». C’est l’une des raisons pour lesquelles je me suis précipité à la première séance de ce long métrage, tant Mustang m’avait impressionné, ému et bouleversé. L’autre raison se trouve dans le résumé de l’histoire : « Istanbul, dans un futur proche. Alors que la ville est en proie à des troubles politiques et sous la menace d’un black-out, Didem, une jeune danseuse activiste, croise le destin d’une mère dont le fils est en prison, d’une artiste féministe et d’un trafiquant rusé au cœur d’un réseau d’arnaques immobilières. Leurs histoires s’entremêlent, offrant un portrait saisissant de la Turquie contemporaine. »

Tout un programme. Je me suis dit que j’allais découvrir une autre facette de la vie en Turquie, traitée de manière originale par le biais de Didem( Dilayda Günes), cette jeune femme artiste et féministe ; que j’allais retrouver cette énergie de la jeunesse – et surtout des jeunes filles – Turques – (qui m’avait tant touché dans Mustang) pour répondre par la danse et les rires à un régime policier oppressant.

Eh bien malheureusement, rien de tout cela n’est arrivé ! Pendant une heure et demie, je me suis retrouvé en compagnie de quatre personnages qui s’agitent au milieu des bas-fonds de la ville, filmés par une caméra nerveuse et convulsive. Tourné en très gros plan (on perd la complicité des personnages), j’ai subi une succession d’images, je dirais presque un collage, enregistrées bien souvent dans le noir, avec une bande-son apocalyptique. Trop de sujets importants (Drogue, attaque terroriste, démolitions d’immeubles, jeunesse révoltée contre l’homophobie, violences faites aux femmes) sont abordés trop brièvement. « L’œuvre possède une étrange légèreté qui n’ébranle pas le système, ni ne remet en cause ouvertement la politique. Alors que le cinéma iranien ose et s’oppose, ce film est bien trop gentil pour provoquer quoi que ce soit. » (Sylvain Jaufry – MovieRama) NB: GRAND PRIX semaine de la critique Mostra de Venise-sortie Aout 2023.

Et vous? L’avez-vous vu? L’avez-vous aimé?

Urgence Climatique

Alors que l’été s’achève, je ne peux m’empêcher de réfléchir aux événements dramatiques qui ont marqué l’actualité de ces derniers mois. Les canicules implacables et les incendies dévastateurs qui ont ravagé certaines régions du monde ne m’ont pas, ne nous ont pas laissé indifférents. En tant qu’habitant de cette planète (où pourrions nous vivre ailleurs?), et amoureux de notre terre, je pense que Le réchauffement climatique est bien plus qu’un sujet à la mode : c’est un défi pressant qui nécessite l’attention de chacun d’entre nous…

Les émissions de gaz à effet de serre résultant de la combustion des ressources énergétiques d’origine fossile sont le principal coupable de l’augmentation des températures. Les conséquences sont déjà visibles : fonte des glaciers, montée du niveau de la mer, événements météorologiques extrêmes de plus en plus fréquents.

Pourtant, il y a de l’espoir dans cette situation. En comprenant les enjeux, nous pouvons agir pour inverser la tendance. Des petits gestes quotidiens, comme réduire notre consommation d’énergie, utiliser les transports en commun ou adopter une alimentation à faible empreinte carbone, contribuent à l’effort global de réduction des émissions. La sensibilisation joue également un rôle clé : en parlant du réchauffement climatique avec notre entourage, nous encourageons un dialogue constructif et inspirons des actions positives.

Un de mes amis a récemment dit que si les glaciers fondent trop rapidement, nos générations futures risquent d’avoir des smoothies un peu trop liquides ! Blague à part, il est crucial que nous prenions le réchauffement climatique au sérieux et que nous agissions rapidement pour limiter ses effets dévastateurs.

Chaque petit pas compte. En comprenant les enjeux et en agissant collectivement, nous pouvons contribuer à créer un avenir plus sain et plus vert pour nous-mêmes, pour les générations futures et pour toutes les créatures qui partagent notre planète.

Alors, imaginer simplement, comme Bob la Belette(1), « une application sur votre téléphone où vous pourriez choisir la taille et la forme de votre nuage rafraîchissant » reste une idée farfelue, tout comme l’idée de contrôler la météo !

 Mais Bob nous rappelle que l’heure est venue de refroidir notre planète avec des actions durables !

B.Le Cun

____________

(1) Voir la lettre d’information NL 23-23 du 21/06/23