Pourquoi publier encore un livre?

Un livre ouvert posé sur une table en bois, entouré de feuilles d'automne multicolores.

Encore un livre...

C’est probablement la première question qui me vient lorsque je termine un manuscrit.

Pas : Est-il bon ?
Pas même : Va-t-il trouver ses lecteurs ?

Mais simplement : fallait-il vraiment en faire un livre de plus ?

Des livres, il y en a déjà tellement. Des romans, des récits, des nouvelles. Des livres qui attendent sur des tables de librairie, dans des bibliothèques, sur des liseuses. Certains seront lus, d’autres beaucoup moins.

Alors pourquoi ajouter le sien ?

Je n’ai pas de réponse très convaincante.

Peut-être parce qu’après avoir passé des mois à écrire, on finit par considérer que ces histoires ne nous appartiennent plus tout à fait. Les garder dans un tiroir serait possible. Mais ce serait aussi accepter qu’elles s’arrêtent là.

Publier, c’est prendre le risque de les laisser partir. Et avec elles, prendre le risque du regard des autres.

Je crois que c’est cette partie-là qui est la plus difficile. Écrire seul permet encore toutes les hésitations, toutes les reprises, tous les doutes. Une fois le livre publié, il n’y a plus grand-chose à corriger.

Le lecteur, lui, fera son chemin.

Il aimera peut-être. Il passera peut-être à côté. Il se souviendra d’une histoire et oubliera les autres. Il pourra même ne pas ouvrir le livre. Il faut accepter tout cela.

Alors pourquoi recommencer ?

Parce qu’au bout du compte, malgré les doutes, il reste cette envie assez inexplicable de raconter encore une histoire.

Mon prochain recueil de nouvelles est presque terminé. Et me voilà donc, une nouvelle fois, avec cette responsabilité un peu étrange : ajouter un livre aux livres.

Je vais prendre le risque.

Et nous verrons bien ce qu’il deviendra.

→ Découvrir le nouveau recueil en préparation




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