«Hippocrate se retourne dans sa tombe!»

Que dites-vous ? Vous éprouvez une grande difficulté à obtenir un rendez-vous chez votre médecin ? Vous tombez systématiquement sur répondeur ; toutes les lignes de votre correspondant sont occupées ; votre temps d’attente est d’environ 45 minutes ! »

Ou pire encore le «répondeur» vous raccroche au nez.

Mais peut-être devriez-vous vous connecter à Doctolib. Vous savez, cette application de prise de rendez-vous, réservée aux patients ? Une entreprise française valorisée à 5,8 milliards d’euros, qui en moins de dix ans est devenue une des start-up les plus convoitées d’Europe bien que, ni cotée en bourse, ni filiale d’un groupe important.

Vous prenez votre rendez-vous sur la plateforme, comme pour une réservation de place de théâtre à la Fnac, mais, en mieux! Le logiciel vous rappelle dès qu’une place se libère pour avancer votre rendez-vous, qui bien souvent dépasse plusieurs semaines.

Elle a bon dos l’informatique!

Et après avoir rencontré votre médecin et obtenu votre ordonnance, vous courrez chez votre pharmacien, soulagé. Enfin une reconnaissance de votre mal-être ! Mais que faire lorsque ce dernier vous informe que le remède prescrit n’existe plus depuis dix ans ! Qu’il a été remplacé par le même, mais avec un grammage différent et qu’une nouvelle posologie est nécessaire ! Il vous faut rappeler votre bienfaiteur, pour vous entendre dire: «Excusez-moi, mais la base de données des médicaments n’est pas à jour ! Vous n’avez qu’à prendre celui préconisé par votre apothicaire.»

Merci l’informatique.

Ou pire encore ! Lorsqu’à l’issue d’une biopsie que votre praticien suppose cancéreuse, vous attendez avec inquiétude et angoisse le résultat. Ouf ! Le compte rendu s’avère négatif: vous voilà rassuré, mais pour une courte durée quand vous vous rendez compte qu’il s’agit du bilan de votre bras gauche alors que la biopsie a été effectuée sur votre tibia gauche !

Pas de panique: c’est juste une erreur de frappe de la secrétaire.

Bref, confusion, ou peut-être même incompétence. Cette accumulation de négligences, de refus de prise en charge, signifierait-elle que notre système médical serait en danger ?


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