MEMPHIS

Face à cette barbarie , je suis resté sans voix, mais j’ai eu la force de trouver les mots pour le dire:

Memphis

En ce triste soir de Janvier

Un jeune homme s’en est allé

Sous d’excessifs coups de matraques

Lors d’une rafle ou d’une traque.

Et dans la blancheur de la nuit

Pauvre colombe, il fut surpris

Jeune noir, homme de couleur

Dont la mère retient ses pleurs

Gît candide dans une tombe

Assassins policiers immondes

Sont-ils là pour le tabasser

Ou bien juste le protéger?

Quand cesseront ces sordides assassinats?

L’ état policier pauvre sot 

Qu’importe les couleurs de peau

Étrangle ses frères de sang

Excès de zèle assourdissant

Un homme qui rentre chez lui

A tout juste perdu la vie!

(À la mémoire de Tyre Nichols)