Cette année 2024 a été marquée par de nombreux succès littéraires, et je ne peux m’empêcher de partager avec vous mes impressions sur les 10 livres les plus vendus. Voici la liste des ouvrages qui ont captivé les lecteurs, chacun à sa manière :
En cette période particulière où le temps semble vaciller sous le poids des défis que nous avons traversés, je tiens à prendre un moment pour vous adresser mes vœux les plus chaleureux pour 2025. L’année écoulée, marquée par des épreuves dangereuses et des incertitudes profondes, nous a rappelé combien le chemin peut être ardu. Pourtant, c’est dans ces moments d’ombre que la lumière de l’espoir et de la résilience trouve tout son éclat.
Aujourd’hui, le « binge-reading », qui consiste à lire frénétiquement des séries littéraires ou des livres en très peu de temps, s’impose comme une nouvelle manière d’interagir avec la littérature. Ce phénomène, inspiré du binge-watching de séries télévisées, change profondément notre rapport à la lecture, à la fois en termes de plaisir et de pratique.
En ces jours où la fin d’année porte encore les traces d’un tumulte insistant, la poésie s’élève comme un havre de paix. Alors que le chaos du monde agite nos esprits et bouscule nos certitudes, elle offre une douceur rassurante.
Je ne sais pas pour vous, mais il m’arrive souvent de replonger dans certains livres comme on visite de vieux amis. Ces classiques ont ce don rare de me parler encore, même des années après ma première lecture.
Aujourd’hui, un avis en ligne peut faire toute la différence pour un auteur. Sur Amazon, Goodreads ou encore les réseaux sociaux, les lecteurs publient leurs impressions, parfois de façon impulsive, et influencent des milliers de futurs acheteurs.
Le Salon littéraire Les Idées mènent le Monde vous donne rendez-vous pour sa 10e édition, du 28 novembre au 1er décembre 2024 au Palais Beaumont de Pau.
Je viens de terminer Les chats et 14 histoires mystérieuses, diaboliques et cruelles , le dernier recueil de Bernard Minier, et c’est tout simplement formidable ! Pour un amateur de nouvelles, comme moi, c’est un vrai cadeau, d’autant plus qu’il allie habilement littérature et musique moderne.
Dans « Aucun respect » , roman incontournable de la rentrée littéraire 2024, Emmanuelle Lambert revient sur son entrée dans le monde littéraire parisien à la fin des années 1990. Un univers qu’elle décrit comme un bastion masculin, parfois intimidant et hiérarchisé. À travers le récit de son apprentissage, elle dresse un portrait à la fois fascinant et irrévérencieux d’Alain Robbe-Grillet ( 1), figure emblématique du « Nouveau Roman », et de sa femme Catherine, personnage sulfureux, maîtresse de cérémonies sadomasochistes.
Jeune femme idéaliste à l’époque, Lambert découvre un milieu intellectuel codifié, où les hommes dominent, mais où elle cherche à trouver sa place. Son rapport avec Robbe-Grillet est central dans ce récit : il incarne à ses yeux à la fois un mentor et une figure d’autorité, mais aussi un homme complexe, brillant et provocateur, dont elle accompagne les dernières années, notamment à travers le travail sur ses archives. Elle l’observe de près, participant à sa quête de postérité tout en réfléchissant sur son propre positionnement dans ce monde souvent élitiste.
Avec un ton piquant et un humour décapant, Lambert revisite cette époque depuis le présent, portant un regard lucide et critique sur les relations de pouvoir, le jeu des influences et la place des jeunes femmes dans ces cercles. Si son apprentissage est parfois difficile et déroutant, il est aussi plein d’enseignements : elle montre que la vraie liberté consiste à se confronter aux autorités établies, à s’affirmer et à ne jamais se laisser enfermer par les normes. Ce conte contemporain, teinté de drôlerie, questionne la place des femmes et le poids des figures tutélaires dans le monde artistique.
« Aucun respect » est ainsi à la fois une réflexion sur la liberté individuelle, un hommage subtil et critique à Robbe-Grillet, et un témoignage personnel sur la manière dont Lambert, à travers ses expériences et ses confrontations, à su se forger une identité d’écrivain.
Éditeur : Stock (21 août 2024)
Langue : Français
Broché : 224 pages
ISBN-13 : 978-2234093829
Dimensions : 13.7 x 2 x 21.5 cm
(1) Alain Robbe-Grillet, né le 18 août 1922 à Saint-Pierre-Quilbignon (Finistère)1 et mort le 18 février 2008 à Caen (Calvados), est un romancier et cinéaste français. Considéré, avec Nathalie Sarraute, comme le chef de file du nouveau roman, il a été élu à l’Académie française le 25 mars 2004, sans y être reçu. Son épouse est la romancière Catherine Robbe-Grillet, dont le nom de plume est Jeanne de Berg.
La littérature, ça paye ! C’est le titre quelque peu choquant du dernier livre1 d’Antoine Compagnon. Peut-être même un peu vulgaire, et certainement destiné à provoquer le lecteur.
La rentabilité de la littérature
Selon Antoine Compagnon2, la littérature est rentable, surtout du point de vue du lecteur. Pour l’auteur, c’est moins sûr, car c’est un investissement à très long terme dont on perçoit souvent les bénéfices bien après sa mort. Pensez à Baudelaire, qui a vécu dans la pauvreté, alors que tout le monde connaît aujourd’hui son œuvre. Son succès posthume montre bien l’aspect à long terme de la création littéraire.
Les bénéfices de la littérature pour le lecteur
Mais revenons au lecteur : c’est de son vivant que la littérature rapporte. En effet, la lecture, surtout celle de la fiction, élargit notre expérience du monde et notre compréhension des autres. Elle augmente nos capacités cognitives et affectives, et nous permet de prendre du recul par rapport à notre propre vie.
De plus, la lecture nous éloigne du nez dans le guidon, nous fait prendre de la hauteur et, surtout, elle retarde l’apparition de la maladie d’Alzheimer. La lecture régulière agit comme un exercice pour le cerveau, stimulant les connexions neuronales et contribuant à préserver la mémoire.
La fragilité de la lecture au XXIe siècle
Cependant, la lecture est fragile en ce premier quart du XXIe siècle. Pourquoi ? Parce que c’est une activité lente, dans un monde où tout va plus vite, où il faut constamment gagner du temps.
Lire plus vite, c’est lire mal. La lecture suppose attention et lenteur. Le lecteur ignore les gains de productivité. La lecture rapide est une illusion : elle ne permet pas de bénéficier pleinement des apports cognitifs et émotionnels qu’offre une lecture approfondie.
1- « La litterature ,ça paye!« – Antoine Compagnon – 160 pages – EQUATEURS
2-Antoine Compagnon, né le 20 juillet 1950 à Bruxelles, est un écrivain, critique littéraire et académicien français.