Bernard Minier

Je viens de terminer Les chats et 14 histoires mystérieuses, diaboliques et cruelles , le dernier recueil de Bernard Minier, et c’est tout simplement formidable ! Pour un amateur de nouvelles, comme moi, c’est un vrai cadeau, d’autant plus qu’il allie habilement littérature et musique moderne.

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Kamel Daoud

Kamel Daoud est l’un des finalistes du Prix Goncourt 2024(1) pour son roman Houris , un récit poignant qui revisite la guerre civile algérienne, notamment les violences de la « décennie noire » des années 1990. L’histoire est racontée à travers le regard d ‘une jeune femme traumatisée par la perte de sa famille aux mains de milices islamistes. Ce roman interroge la mémoire, le deuil et les cicatrices laissées par le conflit au sein de la société algérienne​

Originaire d’Algérie, Kamel Daoud est un écrivain et journaliste connu pour son approche engagée de sujets sensibles, comme les relations entre l’Algérie et la France ou la critique des extrémismes religieux. Il a acquis une renommée internationale avec son premier roman, Meursault, contre-enquête , qui a remporté le prix Goncourt du premier roman en 2015. Son œuvre est marquée par une profonde réflexion sur l’histoire et l’identité

Si Daoud remportait le Goncourt cette année ( ce dont je ne doute pas), son roman Houris figurerait parmi les livres les plus vendus, un succès traditionnel pour les lauréats de ce prestigieux prix littéraire.


(1) Prix Goncourt 2024 : les finalistes sont Sandrine Collette, Kamel Daoud, Gaël Faye et Hélène Gaudy.

La relève des intellectuelles françaises

En cette fin d’année 2024, la scène intellectuelle française est enrichie par la diversité et l’engagement d’une nouvelle génération de penseuses et d’écrivaines. Portées par des perspectives féministes, sociales et humanistes, ces femmes redéfinissent les débats publics en abordant des enjeux complexes et contemporains, souvent ancrés dans le vécu et l’expérience individuelle au sein de la société.

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Un jour, un poème.

C’est là que je suis né sans doute

Et que tu m’as pris dans les bras,

Aux confins de toutes ces routes

Aux senteurs de jacarandas.

*

Beyrouth, Ô Beyrouth,

Berceau de mon enfance

Beyrouth, Ô Beyrouth,

Accorde-moi ta clémence!

*

À travers les yeux de ma mère, 

J’ai vu tes sourires confus,

Et compris pourquoi je suis fier

Que coule dans mes veines nues,

Le sang de mes frères lointains,

D’un peuple si proche-Orient,

Ce Liban qui se meurt en vain 

Et que plus personne n’entend !

*

Beyrouth, Ô Beyrouth,

Las, je crains tes déroutes.

Beyrouth, Ô Beyrouth,

Je n’ai plus aucun doute .

*

Je sais, maintenant, qui je suis :

Ton fils qui désormais redoute,

De te perdre au bout de tes nuits,

Tout tremblant au bord de la route.

Et je meurs de t’avoir laissée

Toute seule avec tes chimères,

Et n’ai pas su te protéger

Du chaos de toutes ces guerres !

*

Beyrouth, Ô Beyrouth,

Berceau de mon enfance

Beyrouth, Ô Beyrouth,

Je n’ai plus aucun doute .

(Bruno Le Cun – Extrait d’un recueil de poésies en cours…)