
Beyrouth, ô Beyrouth!
C’est là que je suis né sans doute
Et que tu m’as pris dans les bras,
Aux confins de toutes ces routes
Aux senteurs de jacarandas.
*
Beyrouth, Ô Beyrouth,
Berceau de mon enfance
Beyrouth, Ô Beyrouth,
Accorde-moi ta clémence!
*
À travers les yeux de ma mère,
J’ai vu tes sourires confus,
Et compris pourquoi je suis fier
Que coule dans mes veines nues,
Le sang de mes frères lointains,
D’un peuple si proche-Orient,
Ce Liban qui se meurt en vain
Et que plus personne n’entend !
*
Beyrouth, Ô Beyrouth,
Las, je crains tes déroutes.
Beyrouth, Ô Beyrouth,
Je n’ai plus aucun doute .
*
Je sais, maintenant, qui je suis :
Ton fils qui désormais redoute,
De te perdre au bout de tes nuits,
Tout tremblant au bord de la route.
Et je meurs de t’avoir laissée
Toute seule avec tes chimères,
Et n’ai pas su te protéger
Du chaos de toutes ces guerres !
*
Beyrouth, Ô Beyrouth,
Berceau de mon enfance
Beyrouth, Ô Beyrouth,
Je n’ai plus aucun doute .
(Bruno Le Cun – Extrait d’un recueil de poésies en cours…)
