Blonde, le dernier film du metteur en scène australien A. Dominik, va défrayer la chronique et faire scandale dans les salles obscures et sur Netflix, où il est interdit aux -18 ans.
En effet, ce faux biopic sur Marylin Monroe, adaptation du best-seller de Joyce Carol Oates, le film « Blonde » est une relecture audacieuse de la vie de Marilyn Monroe, l’une des icônes hollywoodiennes les plus connues.
Malgré les critiques aussi bonnes que mauvaises, j’ai assisté à un spectacle surprenant, brillant et terriblement dérangeant.
Pendant 2 h 46 minutes, je suis traversé par une multitude d’émotions, du chagrin à l’exaltation, en passant par la colère.
Tout d’abord le chagrin, ressenti pour Normae Jean violentée à l’âge de huit ans et qui deviendra, malgré elle, la plus grande star du monde cinématographique.
Puis de l’exaltation pour une véritable œuvre d’art qui mêle, dans une sarabande à couper le souffle, illusions, fantasmes et cauchemars.
La colère face à la maltraitance, aux violences et à l’incompréhension de son public et des hommes de sa vie. Incompréhension de ses fans qui interprètent « la prédation sexuelle à Hollywood comme une forme d’exploitation », alors qu’on peut y voir une réalisation étonnamment féministe, avant-gardiste, une dénonciation de l’abus sexuel sur les femmes, un #MeToo avant l’heure.
La réussite de ce film réside dans l’interprétation extraordinaire d’Ana de Armas, fabuleuse interprète de Marylin. Un jeu subtil tout en émotions. À la fois attachante, révoltée, soumise, terriblement sexy, moqueuse, gaie, dépressive. Un éventail somptueux de sentiments qui fait d’Ana de Armas une très grande actrice.
Mais attention, certaines scènes de ce movie peuvent être considérées comme choquantes par un public non averti !