
Certains intellectuels aiment se vanter de n’acheter des livres qu’auprès d’éditeurs physiques bien établis, tandis qu’ils ne portent que peu d’attention aux éditeurs en ligne. Pourtant, il semble que ces derniers soient plus écologiques que leurs homologues traditionnels. Pourquoi ? Parce qu’ils produisent des livres uniquement sur demande, évitant ainsi le gaspillage.( bien que cette méthode ait un inconvénient majeur : les livres en ligne ne sont pas visibles en librairie). En revanche, la pression économique pousse les éditeurs traditionnels à être présents en librairie, a produire beaucoup de livres pour que ceux-ci soient exposés.D’ou une quantité plus ou moins importante d’invendus.
Une étude du Syndicat national de l’édition d’octobre 2021 indique que 13,2 % des livres, soit l’équivalent de 26 300 tonnes de papier, sont destinés à être détruits pour être recyclés en papier. Même si certains éditeurs affirment que la totalité de leurs ouvrages sont recyclés, cela ne change rien au fait qu’ils ont été produits et, puisqu’ils n’ont pas été vendus, se retrouvent transformés en déchets.
Pour des raisons purement esthétiques, on n’utilise pas le papier recyclé pour produire de nouveaux ouvrages, car les consommateurs n’apprécieraient pas ces pages moins blanches et moins lisses ! Alors que faire des livres invendus, et non lus ?
Eh bien, de la pâte à papier recyclée! Elle est réutilisée pour fabriquer des essuie-tout, du carton d’emballage ou, comme on pouvait s’y attendre, du papier toilette.
Et voilà comment on a trouvé la solution ultime pour vendre des livres invendus : les transformer en best-sellers du papier toilette ! Désormais, chaque passage au petit coin est une expérience littéraire inoubliable, et les lecteurs sont prêts à tout pour obtenir une suite captivante. Qui aurait pensé que les romans finiraient par prendre un tel chemin ?
La prochaine fois que vous utiliserez du papier toilette, n’oubliez pas de remercier un écrivain malheureux pour ce moment de lecture inoubliable !




