Boualem Sansal

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Je pense à Boualem Sansal, cet écrivain franco-algérien dont les œuvres ont marqué la littérature contemporaine.

Malgré ses multiples distinctions – Grand Prix de la Francophonie de l’Académie française, Prix de la paix des libraires allemands ou encore le Grand Prix du roman de l’Académie française pour 2084 : La fin du monde – il a été placé en détention en Algérie et accusé d’« atteinte à l’intégrité du territoire national .»

 Pourquoi ? Parce qu’il ose écrire ce que d’autres veulent taire. Parce qu’il dénonce l’obscurantisme, les dérives totalitaires, et les entraves à la liberté. Chez lui, ses mots sont bannis, ses idées combattues, alors qu’ailleurs, elles sont reconnues comme des vérités nécessaires.

Je ne peux m’empêcher de penser à tous ces écrivains, ces journalistes, ces artistes qui, comme lui, paient le prix fort pour avoir eu le courage de penser librement. Salman Rushdie, attaqué pour avoir imaginé un livre. Liu Xiaobo, mort pour avoir rêvé d’une démocratie. Et tant d’autres dont nous ignorons les noms, emprisonnés, réduits au silence ou contraints à l’exil.

Quand un écrivain est réduit au silence, c’est toute notre liberté de réfléchir et de débattre qui est attaquée. Écrire, c’est résister. Lire, c’est se libérer.

Soyons solidaires de Boualem Sansal et de tous ceux qui prennent le risque d’écrire dans un monde qui voudrait les faire taire. Ils nous rappellent que la liberté d’expression est un droit fragile et précieux. Et moi, je choisis de défendre ce droit, pour eux, pour moi, pour nous tous.

Car, comme l’a dit Sansal :

« Voir, savoir, comprendre, c’est désobéir. »


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