La guerre des genres : quand le polar noir déserte pour la littérature blanche.

Longtemps marginalisé comme « littérature noire », le polar s’ouvre à la « littérature blanche », suscitant des débats sur sa quête de légitimité. Pierre Lemaitre, avec « Au revoir là-haut » (Goncourt 2013), incarne cette transition, mais ses propos polémiques sur le besoin de « sniffer de la blanche » pour devenir écrivain ont choqué.

Ce phénomène, perçu par certains comme une recherche d’authenticité littéraire, est critiqué pour son abandon des codes du polar au profit de thématiques plus universelles et sociétales. Sandrine Collette « Et toujours les forêts » et Franck Bouysse « Né d’aucune femme » représentent cette hybridation, mêlant thriller et réflexions sociales.
Les critiques dénoncent une dilution du genre noir, historiquement engagé et subversif, au profit d’une littérature blanche plus consensuelle et commerciale. Le néo-polar, autrefois politisé et ancré dans les marges, perdrait ainsi son essence en se révélant à un lectorat plus large. Ce repositionnement soulève la question : ce glissement est-il une évolution naturelle ou une trahison des origines du polar ?


Bibliographie

Sandrine Collette: « Et toujours les forêts »-384 pages-Le Livre de Poche (06/01/2021)

Franck Bouysse: « Né d’aucune femme »-336 pages-La manufacture de livres (10/01/2019)


En savoir plus sur LitteraSphère

Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.

Laisser un commentaire